Chirurgien spécialiste main Rennes

Les articulations de la main et du poignet peuvent être touchées par l’arthrose mais des douleurs peuvent aussi être liées à une pathologie des tendons permettant la mobilisation des doigts ou des gaines entourant ces tendons. Les kystes articulaires et les syndromes canalaires (compression d’une artère ou d’un nerf) constituent d’autres pathologies de la main et du poignet pouvant bénéficier d’une prise en charge médicale ou chirurgicale en fonction de l’importance de la gêne et du bilan prescrit par votre chirurgien.

Les pathologies

Les troubles ressentis se caractérisent par des engourdissements des 3 premiers doigts de la main(pouce, index, médius) et du bord externe du 4ème, des sensations de fourmillements, de brûlures, volontiers plus fréquentes la nuit ou au réveil. S’y ajoutent des douleurs de la main qui souvent remontent vers l’avant bras, le coude, voire l’épaule. Quand la maladie évolue, apparaissent une certaine maladresse, une perte de la sensibilité de la main, voire un déficit de mobilité du pouce avec une fonte musculaire (amyotrophie).

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La maladie de Dupuytren est une maladie d’origine inconnue qui touche des tissus (les aponévroses) situés entre la peau et les tendons, dont le rôle est de protéger les muscles, les nerfs et les vaisseaux. Ces tissus deviennent épais et forment des boules (les nodules), ce qui entraîne des plis dans la paume de la main ou au niveau des doigts. Au fur et à mesure que la maladie évolue, ces tissus se rétractent entraînant la formation de « cordes » dans la main (les brides). Ces brides entraînent une fermeture progressive des doigts. Ainsi on peut plier normalement le doigt mais il ne peut plus s’étendre. Au maximum, les doigts sont complètement pliés dans la main
Cette maladie touche essentiellement le quatrième et le cinquième doigt, mais elle peut atteindre la main et tous les doigts.
Plus la maladie apparaît jeune, plus elle est sévère avec risque de récidive même après chirurgie.

Le kyste arthrosynovial est une tuméfaction que l’on trouve à proximité d’une articulation, le plus souvent au poignet. Il est le plus habituellement localisé sur la face dorsale, bien qu’il puisse se développer sur la face palmaire. Le kyste arthrosynovial consiste en une poche emplie d‘un liquide gélatineux, et il est dû à la dégénérescence de la capsule articulaire. C’est une affection touchant principalement des sujets jeunes, sans que l’on constate une présence plus importante chez l’un ou l’autre sexe. On peut aussi le trouver chez des enfants ou des adultes âgés. Il n’est pas imputable à une cause spécifique, et se développe sur une période pouvant atteindre plusieurs mois.
Le kyste arthrosynovial est bénin. Toutefois il peut devenir une gêne en se développant et occasionner des douleurs. Dans ces cas précis, le traitement peut consister en une ponction, voire une infiltration, et en cas de récidive, une ablation chirurgicale.

Le ressaut intervient lorsque le doigt se redresse avec un accrochage après une flexion. Ce mouvement peut être douloureux ou non. La cause du ressaut est une inflammation des tendons fléchisseurs, ou un épaississement de la gaine synoviale. Le phénomène de ressaut du doigt est d’abord épisodique, et au fil de l’évolution du syndrome il devient récurrent, voire systématique, pouvant aller jusqu’au blocage du doigt en flexion. Parmi les facteurs associés, on trouve le syndrome du canal carpien, et le diabète.
En l’absence de blocage du doigt, un traitement par infiltrations peut apporter une solution à la gêne et la douleur. Ce traitement à base de corticoïdes ne peut cependant pas être renouvelé plus d’une fois et peut s’avérer insuffisant. Si les symptômes sont permanents, accompagnés d’un blocage, et les infiltrations inefficaces, une libération chirurgicale du tendon devient nécessaire.

L’arthrose articulaire a une apparition insidieuse et peut n’atteindre qu’une articulation ou plusieurs à la fois. Certains patients qui ont une atteinte isolée ou multiple des inter-phalangiennes distales (c’est le cas le plus fréquent) et d’autres ne sont atteints que sur une ou plusieurs inter-phalangiennes proximales. Les signes sont le plus souvent associés : un gonflement de l’articulation, une déformation latérale et dorsale de l’articulation, une désaxation de l’articulation ou une diminution de la mobilité de la main.

La rhizarthrose ou arthrose de la base du pouce est une pathologie de la main très fréquente, souvent bien tolérée, qui  touche 20% des femmes.
Elle correspond à l’usure chronique du cartilage qui recouvre le trapèze et le premier métacarpien à la base du pouce. La rhizarthrose est l’apanage de la femme de 50 à 60 ans avec une atteinte le plus souvent des deux côtés, à des stades cliniques et radiologiques différents. La rhizarthrose peut être responsable de : douleurs, évoluant par crises parfois intenses, situées à la racine du pouce (près du poignet) et réveillées par la pression directe et le mouvement, enraidissement progressif du pouce avec diminution de l’ouverture entre le pouce et l’index, manque de force de la pince pouce-index, ou déformation du pouce par « fabrication » d’os au niveau de l’articulation malade (bosse), mais aussi par une posture caractéristique appelée « pouce en Z ».
Schéma de la rhizarthrose -pincement articulaire et ostéophytes trapèzométacarpiens

Schéma de la rhizarthrose -pincement articulaire et ostéophytes trapèzométacarpiens

Les articulations sont dotées d’une cavité et d’une capsule articulaire. La plus volumineuse est l’articulation du genou. A l’intérieur, la synovie assure entre autres fonctions une lubrification de l’articulation, la nutrition du cartilage articulaire et l’amortissement des chocs.
La synovite caractérise l’inflammation de la membrane synoviale. Elle est souvent trouvée chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, d’arthrite, de lupus ou de goutte. On constate alors un gonflement du genou, le plus souvent touché, ou de l’articulation concernée. La douleur est présente au repos et à la mobilisation, ainsi qu’une augmentation de volume avec souvent une rougeur. La synovite concerne les hommes et femmes, principalement avant 15 ans et après 55 ans.
Le traitement par anti-inflammatoires ou par infiltrations de cortisone permet de stabiliser les symptômes, associé à une mise une mise au repos avec éventuellement le port d’une attelle. Si la synovite est destructrice, l’ablation chirurgicale de la membrane synoviale peut s’imposer, à ciel ouvert ou le plus souvent à présent sous arthroscopie.

Le syndrome canalaire résulte d’un conflit entre un tronc nerveux périphérique et une région anatomique sur son trajet. En raison de conditions locales particulières, comme par exemple des microtraumatismes, des phénomènes irritatifs et inflammatoires peuvent apparaître et engendrer la compression nerveuse. Le syndrome canalaire peut être lié à une pratique professionnelle, à des antécédents traumatiques, ou à des facteurs endocriniens. Mais en général, il n’y a pas de cause identifiable autre que des conditions anatomiques locales particulières.
Un cas répandu et bien connu est le syndrome du canal carpien, résultant de la compression du nerf médian du poignet. Le canal carpien est un tunnel anatomique étroit qui abrite, outre le nerf médian, les tendons fléchisseurs des doigts. L’hypertrophie d’un élément du canal, ou de ce qui le traverse, dans ce lieu inextensible conduit le plus souvent au syndrome.
La douleur concerne principalement la face palmaire des trois premiers doigts, mais peut s’étendre à la main entière, voire irradier la face antérieure de l’avant-bras. La douleur prend la forme de picotements et fourmillements dans la main, avec perte progressive de la sensibilité du bout des doigts concernés. D’abord nocturnes, les symptômes deviennent diurnes et peuvent se révéler handicapants pour les activités manuelles.
Les formes débutantes peuvent répondre à un traitement médical par orthèse de repos nocturne, plus ou moins associée à une infiltration de corticoïdes. En cas de forme plus avancée ou résistante au traitement médical, une solution chirurgicale sera proposée.

On distingue plusieurs types de lésions affectant les tendons, et la tendinite est probablement la plus connue du grand public. Cette lésion inflammatoire est provoquée par un mécanisme de frottement. Cela cause un excès de sécrétion de liquide synovial et une inflammation des tissus. La tendinite cause des douleurs, une sensation de chaleur pouvant aller jusqu’à la brûlure, une rougeur et un oedème. La tendinose est différente de la tendinite. Elle est chronique, et est due à des micro ruptures des fibres du tendon. Les tendons devenus fragiles sont parfois victimes de ruptures partielles ou totales.
Les lésions tendineuses sont particulièrement présentes chez les sportifs, et peuvent également être liées à l’âge ou à des gestes professionnels répétitifs. Les ruptures tendineuses sont le plus souvent d’origine traumatique et trouvent leur origine dans des chocs violents ou des sollicitation brusques, par exemple lors de changements de direction. Elles sont parfois associées à des fractures osseuses ou des entorses.

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Les actes chirurgicaux

La microchirurgie est pratique chirurgicale permettant de réparer les petits vaisseaux et nerfs. Menée sous microscope avec un grossissement permettant de grossir en moyenne de 40 fois la vision, les interventions concernent généralement des opérations d’obstétrique, cardiologiques, oculaires ou dentaires.

Cette discipline chirurgicale est très utilisée pour réparer les petits vaisseaux, tendons et nerfs des doigts, de la main ou du poignet, notamment lors de reconstructions après un traumatisme.

L’arthroscopie est une méthode d’exploration et de traitement réalisée en salle d’opération, sous anesthésie générale ou loco-régionale. Ses applications courantes intéressent les genoux et les épaules, mais aussi à présent les coudes, les poignets, les chevilles et les hanches. Utilisant un endoscope, un tube de petit diamètre doté d’une caméra vidéo, elle permet d’étudier les structures articulaires et d’en traiter les principales pathologies. L’arthroscopie est pratiquée par un chirurgien qui introduit l’endoscope par une petite incision. Elle permet d’intervenir sans ouvrir largement l’articulation, par exemple sur un ménisque, un ligament ou le cartilage. Le chirurgien utilise alors des micro instruments, insérés dans l’articulation par d’autres mini- incisions. Lors de l’arthroscopie, l’articulation est gonflée avec un liquide, en général du sérum physiologique. Peu invasive, l’arthroscopie n’est pas très douloureuse pendant et après l’intervention, se prêtant ainsi particulièrement à la chirurgie ambulatoire. Le patient peut ainsi très rapidement reprendre ses activités normales.

Lorsque certaines articulations de l’épaule sont douloureuses, pour calmer l’inflammation une infiltration peut être proposé en général sous contrôle radiographique ou bien sous échographie pour être plus précis. L’infiltration permet d’injecter un produit anti-inflammatoire qui aura une action locale pour soulager la douleur, mais qui ne permet pas forcément de régler le problème initial de ces douleurs.

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